Le réglage du train arrière affectera non seulement la motricité (c’est-à-dire l’adhérence à l’accélération en sortie de virage), mais influencera tout autant le comportement routier en général. L’objectif sera de trouver un équilibre idéal avec le train avant, afin de disposer d’une tenue de route neutre, donc d’une dérive égale de l’avant et de l’arrière.
Le réglage du train arrière s’effectue en faisant varier d’abord sa largeur, et si le résultat attendu n’est pas suffisant, sa hauteur.
La largeur
A- La largeur
Le réglage s’effectuera en déplaçant les moyeux de roues sur l’arbre.
En roulant large, on assure une bonne stabilité au châssis, dans les courbes au freinage et à l’accélération, assortie d’une dérive progressive de l’arrière, mais il aura tendance à glisser. Il faut savoir également que, du fait de la souplesse de l’arbre arrière, élargir les voies arrière donnera plus de flexibilité à l’arbre et permettra un travail plus efficace des pneumatiques.
À l’inverse, en réglant l’arrière plutôt étroit, on privilégie une adhérence maximale de l’arrière du châssis. Une adhérence trop importante de l’arrière va pénaliser l’avant, qui aura tendance à sous-virer, donc à aller tout droit en courbe. Et une adhérence trop prononcée de l’arrière provoquera des secousses brusques sur votre châssis, qui au lieu de dériver progressivement, fera sauter par à-coups l’arrière de celui-ci.
La hauteur
B- La hauteur
Certains châssis permettent de régler la hauteur de l’arrière. Sur une piste sèche très adhérente et lorsqu’il y a une bonne quantité de gomme, privilégiez un centre de gravité très bas, le plus près du sol. Ceci permettra de favoriser la motricité et d’atténuer le phénomène de l’arrière qui saute. Au contraire, sur une piste froide ou glissante, rehaussez l’arrière du châssis. Un centre de gravité élevé favorisera une meilleure adhérence.